Ténérife est la plus grande des sept îles Canaries

Ténérife est la plus grande des sept îles Canaries dans l’océan Atlantique. Elles sont situées à peu près à 300 kilomètres de l’Afrique. A la vue de leur emplacement géographique, elles font partie du continent africain. Au niveau institutionnel, elles font partie du Royaume d’Espagne.Les îles Canaries représentent le point situé le plus au sud de l’Union européenne.

Continue reading

Les forêts de lauriers de Las Mercedes

Après un petit déjeuner délicieux, nous montons dans la voiture afin de découvrir la beauté de la partie est de l’île. Nous rejoignons l’autoroute en direction de SANTA CRUZ. Au rythme de la samba et de la rumba, nous continuons encore pendant une petite demie heure jusqu’au carrefour où nous prenons la direction de LA LAGUNA, AEROPUERTO NORTE. Après 15 minutes de route dans la pente, nous croisons un grand centre commercial avec plein de magasins comme Alcampo, Ikea, Makro, Leroy Merlin, etc. Nous nous y arrêtons un petit moment et à Decathlon, l’hypermarché de sport, j’achète à Zuzka une nouvelle combi de plongée pour ses cours de surf, qui débuteront le lendemain.

Continue reading

Faire du parapente au-dessus de Taucho et Roque de Conde

Après un petit déjeuner copieux au restaurant de l’hôtel, nous profitons de la matinée ensoleillée et nous finissons notre tasse de café. La météo prévoit que le beau temps devrait continuer. Notre petite équipe d’amateurs de parapente, au nombre de cinq, compte de se séparer, dans un petit moment, de l’autre petite équipe d’amateurs de bain de soleil (nos épouses, enfants et petites amies). Nous allons planer, profitant des ascendances thermiques du mois de décembre, en décollant du célèbre site d’envol Taucho. Nous avons entendu parler d’agréables vols thermiques au dessus de bizarres montagnes rocheuses, de la bière fraîche à l’atterissage sur la plage et des coups d’oeil admiratifs de magnifiques filles en bikini…

More…

Les débarquements

. Au bout d’un moment, nous nous garons sur la plage de galets – le site d’atterr Nous montons dans la voiture et nous indiquons au GPS la direction de PLAYA DE LA ENRAMADA. Nous y voyons un haut remblai et les manches à air. La plage est assez grande. Nous allons commencer à descendre au dessus de la mer et nous allons pouvoir nous poser des deux côtés, selon la direction du vent. Après l’atterrissage, nous avons prévu de nous rafraîchir et de manger au bar de la plage C’queluche beach bar. Nous sommes assez contents et nous indiquons au GPS une nouvelle direction GMOIL ADEJE. Au bout de dix minutes, nous observons un autre possible site d’atterrissage, au cas où nous n’arrivions pas à rejoindre la plage. Nous trouvons quelques terrains adéquats. Finalement, il y a beaucoup trop d’obstacles comme des clôtures, des lampes ou des palmiers.

Chemin vers le décollage de Taucho

Nous achetons chacun une bouteille d’eau à la station service et nous tapons dans le GPS l’adresse de PARAGLIDING PARK TENERIFE TAUCHO – le nom du site de notre envol. Nous dépassons le supermarché Trebol,  traversons une partie de la petite ville de Adeje et nous montons la colline escarpée en zigzaguant afin d’atteindre Taucho. Au bout de quinze minutes, nous dépassons, à notre droite, un bungalow au nom de VILLA CONTAINER. Après avoir roulé pendant deux cents mètres encore, nous nous garons sur notre gauche, sur un petit parking situé juste à côté de la route. Voilà, nous sommes arrivés. Nous sortons nos ailes et nous échangeons nos tongs contre les chaussures de vol. Nous arrivons au carrefour, nous prenons en bas à droite et nous descendons la pente, pendant deux cents mètres environ, jusqu’à l’arrivée à notre site d’envol. Nous ne voyons le site de décollage que lorsque nous passons par le portail du site de parapente.

Décoller

Le site d’envol est assez grand et couvert de tapis, sur une partie seulement. Nous apercevons une vingtaine de pilotes. Le vent souffle à 2-3 m/s et un parapente biplace jaune est en train de décoller. Ils s’envolent directement vers la plage. Le temps que nous nous déplaçons vers les tapis, deux autres ailes prennent leur envol. L’une part vers la gauche et peine à atteindre l’altitude en planant le long de la pente, l’autre vole directement vers le site d’atterrissage. Une troisième aile prépare son envol et une minute après, il tourne et monte faiblement. Au bout de dix minutes, il réussit à atteindre une centaine de mètres d’altitude au-dessus du site de décollage. Soudainement, tout le monde commence fébrilement à déplier son aile. Petit à petit, toutes les ailes prennent leur envol. Maintenant, c’est à notre tour de prendre notre envol. Jarka, la petite amie de Rado, nous dit au revoir et elle repart avec la voiture. Nous nous habillons sous le soleil tapant et nous nous préparons pour notre envol.

Gagner de la hauteur

Habillé dans ma combi et avec le casque sur ma tête, je transpire à grosses gouttes et j’attends l’arrivée du vent. La manche à air se tend dans la bonne direction. Les rubans en dessous du site de décollage font de même. Le moment est venu d’oublier tous les problèmes terrestres. Je tire sur les suspentes A, je fait monter l’aile au dessus de ma tête, je vérifie la voile à vue d’oeil, j’avance de trois pas et je me lance. Je vire immédiatement à gauche, au-dessus d’une falaise rocheuse située à côté du site de décollage. J’essaye de prendre de l’altitude en effectuant des spirales le long de la pente. Après 300 mètres, la pente passe dans un ravin profond. Au dessus du ravin, je fais mon virage afin d’éviter de me retrouver dans un endroit à vent nul. Quand j’en suis à la moitié de mon virage, je sens un choc et j’entends le variomètre biper. Je me retrouve dans une ascendance étroite, à peu près à dix mètres au-dessus du terrain. Malgré ma basse altitude, je continue mon vol en évoluant en petites S. Je réussi à monter à 3 m/s le long de la paroi brûlante, quasi perpendiculaire. Je tente un virage mais l’ascendence continue le long de la pente, alors je n’arrête pas d’évoluer en S. Je réussi une montée de 10 mètres au-dessus du sommet et je fait mon virage à basse altitude au-dessus de la ruine d’une maison. Cependant, l’ascendence continue vers les hauts plateaux, alors je décide de la quitter. Je poursuis la pente à une dizaine de mètres au-dessus de la crête. Je réussi à reprendre l’ascendence et je commence à prendre de l’altitude. Cent mètres plus haut, je perds l’ascendence à nouveau. Même s’il me reste encore deux cents mètres d’atteindre les nuages. à faire avant Je plane vers le terrain situé en amont du site d’atterrissage. Là-bas, j’apperçois d’autres voiles effectuer leur virage. Je les rejoinds. Ensemble avec quatre autres ailes, nous continuons notre virage vers le site d’atterrissage. Nous planons alors à 1300 mètres d’altitude. Enfin, j’arrive à me relaxer et je profite d’une vue magnifique.

Décider

De haut, j’observe le site de décollage, les voitures qui ammènent de nouveaux pilotes et je cherche mes potes. J’aperçois Lubos effectuer son virage pas loin de mon actuelle position. J’entends Rado dans le talkie-walkie qui nous invite à effectuer un saut au-dessus du mont Roque de Conde. Peto avec Jozo sont encore assis au site de décollage. Je réfléchis sur la tactique à prendre. Devrais-je voler vers le mont le long de la pente et faire de petits sauts successifs au-dessus des falaises rocheuses de Ifonche et Barranco infierno, comme le fait Rado ? Le vol est ainsi plus long. Ou devrais-je plutôt essayer de gagner de l’altitude et faire un grand saut direct en passant par le terrain situé en amont du site d’atterrissage ?

Le nuage

En réfléchissant, je vise une jolie ascendence à 3 m/s au-dessus de laquelle se trouve un petit nuage solitaire. En peu au-dessus du site d’atterissage, à 1300 mètres d’altitude, où je devrais commencer à quitter l’ascendence, je décide d’y rester et de percer le nuage. Je jette un oeil sur ma boussole, l’ouest se trouve devant moi. Je plonge dans le brouillard blanchâtre. Je continue mon ascension pendant cent mètres encore. L’aile commence ensuite à trembler légèrement et je dois faire face à des turbulences. Au bout d’un moment, je m’en lasse et je mets le cap vers l’ouest. Le brouillard laiteux s’éclaircit et je quitte le nuage à 1500 mètres d’altitude. J’ai laissé les nuages au-dessus de moi. En dessous, j’aperçois, tout autour de moi, des petites villes éclairées par le soleil et la mer. Le mont Roque del Conde se dresse juste devant moi. Quelle merveille !

Le saut est compliqué

Je me prépare pour le saut, j’accélère un peu et je mets le cap sur le mont. Je cherche aussi mes potes. Au bout d’un moment, j’aperçois Lubo et Rado faire le virage en direction d’une ascendence, au loin, vers la crête. L’aile orange toute neuve de Rado est impossible à rater. Même si aujourd’hui, j’ai vu à peu près cinq nouvelles ailes de couleur orange. Peto et Jozo ont également pris leur envol et ils nous annoncent qu’ils arrivent nous rejoindre. Je continue de planer tranquillement sur plusieurs kilomètres en direction du mont. Soudainement, la voile me dépasse et le vario commence à biper comme un fou. Je me retrouve dans descendance à 5 m/s une, j’accèlere à fond, je quitte la descendance et en même temps je perds 150 mètres de mon altitude. Plus tard, je chope une nouvelle descendance et je perds encore 100 mètres. Ma quiétude est partie en fumée et la lutte commence. Si je ne trouve pas une nouvelle ascendance, j’atteindrai le mont à une altitude trop basse. Si je descend encore, je ne l’atteindrai même pas. J’observe le terrain en bas du mont pour un éventuel site d’atterrissage, mais il a l’air teriffiant. Je ne voudrais sûrement pas atterrir à cet endroit-là. Sans réserve d’altitude, j’éviterai de voler dans cette direction. Je me retrouve au-dessus d’une petite crête à côté d’un petit village Fañabe et j’y vois de jolis endroits pour atterrir. J’ai toujours un peu d’altitude. J’essaie alors de récupérer de l’altitude en effectuant des spirales le long de la crête. Après mon sixième survol de la crête, je commence à sortir mon train d’atterrissage. A 100 mètres d’altitude, je réussie à entrer dans une ascendance à 2 m/s. Comme je me suis déjà mise dans la tête l’idée d’atterrissage, je ne l’abandonne plus. Petit à petit, l’ascendance monte jusqu’à 4.5 m/s et je me retoruve à 1420 mètres d’altitude.

Mission accomplie

Ouf, je suis sauvé et j’en remercie cette dernière ascendance de la journée. Je plane directement vers le mont. Cinq minutes après, je le contemple de haut. Je sent une montée d’euphorie et j’annonce dans mon talkie-walkie que j’ai atteint le but. Mes potes ont également atteint une bonne altitude vers Ifonche et ils se préparent pour le saut en direction de la montagne. Peto et Jozo nous annoncent qu’ils viennent d’approcher le site d’atterrissage. Comme ils ont une bonne altitude, ils sont prêts à effectuer des spirales et des B-stalles. Pendant ce temps-là, Lubo et Rado approchent du côté de la montagne. Ils longent le relief et dans une ascendance folle, mouvementée par des turbulences, ils montent vers moi. Je vois que la voile de Lubo tremblote, mais il continue son virage sans s’en soucier. Je suis un peu inquiet quand je les vois s’approcher de la pente brûlante avec le vent qui arrive de côté. Je leur souhaite bon courage. Peu de temps après, je les vois apparaître au-dessus de la falaise. Ils effectuent leur virage vers l’ascendance et nous finissont notre virage, tous les trois ensemble, au dessus de la montagne. Nous sourions tous comme des idiots et nous nous mettons d’accord que nous allons faire le virage vers l’autre côté de la crête en direction de Los Gigantes. Cependant, Peto et Jozo nous ordonnent d’atterrir pour prendre notre déjeuner au Beach bar et pour nager dans la mer. Ils nous proposent de faire un autre décollage dans l’après-midi. Aux yeux des amateurs de parapente, c’est un péché d’atterrir quand les conditions sont si bonnes. Comme nous restons ici pendant douze jours encore, nous décidons de pécher. Pour finir ce beau vol, nous pouvons essayer quelques acrobaties au-dessus de la mer.

Atterrissage sur la plage

Nous mettons le cap sur la plage. Nous survolons la ville d’Adeje, l’autoroute et les terrains de golf. Nous volons en formation et nous nous régalons de cette chance de voir le monde de haut. Nous essayons encore d’entrer dans les ascendances, mais nous ne réussissons rien d’extraordinaire. En survolant les hôtels multicolores avec les piscines, nous commencons à atteindre la plage à 700 mètres d’altitude. Le moment pour nos acrobaties est arrivé. Nous nous séparons au-dessus de la mer pour ne pas nous gêner mutuellement et je tente un full stalle. J’enroule les suspentes de commande trois fois autour de mon poignet et je commence à freiner. La voile se casse au milieu et au bruit de Skytex qui s’agite, je tombe dans les profondeurs. Mon oreille gauche a la tendance de s’emmeler dans les suspentes, alors je commence à les desserrer. Tout d’abord, c’est la partie droite qui reprend sa forme et qui se regonfle. La partie gauche commence à gonfler aussi. Soudainement, je vrille trois fois vers l’arrière. Je desserre complètement les suspentes de commande, je freine tout de suite et j’équilibre mon vol. Après avoir atteint l’équilibre, je fais bouger la voile en me mettant en wing-over et ensuite j’effectue une spirale. L’air bourdonne dans mes oreilles et je commence à perdre connaissance à cause de la force centrifuge. Je dégonfle la partie freinée et je freine doucement la partie relâchée. Ce manoeuvre fait sursauter la voile et je continue le freinage. Je me retrouve pile au dessus du bar de la plage. Je tente encore un grand tour afin de decsendre davantage et j’atterris dans le sable juste devant le bar.

Célébration de vol

Peto m’apporte une bière et m’aide à plier mon aile. Rado atterrit à son tour et Lubo arrive juste derrière lui. Tout le monde ramasse son matériel. Tout excités, nous parlons de nos aventures. Nous trinquons à tout et n’importe quoi. Les garçons ont beaucoup aimé mon passage acrobatique de fullstalle en vrille arrière. J’essai de leur expliquer que ce n’était pas vraiment mon intention. Ils ne veulent pas me croire. Nous déjeunons des côtelettes de porc, nous nous baignons et après la cinquième bière, nous nous éclatons vraiment beaucoup. Nous exagérons à propos de tout et je commence même à croire que ma vrille arrière a été vraiment voulue. Après la sixième bière, nous nous disons que dans notre état, nous ne devrions peut-être plus voler. Après tout, demain est un autre jour. Santé les amis et bonne ascendance !